

Les origines de la cloche
Sous Pline le Jeune, la Campanie (région de Naples) était réputée pour ses ustensiles en bronze. Les vases d'airain retournés sont probablement à l'origine de la forme
des cloches. La cité de Nole passe pour être le berceau des fondeurs de cloches (vers 400 ap JC).
Mais la bible parle déjà de clochette sur la robe du prêtre Aaron (Exode).
La sonnerie est composée de trois fois trois coups, suivie d'une sonnerie en volée. Elle a rythmée pendant des siècles la vie quotidienne des bourgs et des cités.
Les monastères et bien des églises la pratiquent toujours.
Dans quasiment toutes les religions (mais surtout chez les chrétiens), la cloche sert aussi à l'appel des fidèles. Elle les convoque aux cérémonies du culte.
La cloche sollicite aussi les prières en faveur des mourants et des défunts, la cloche rend un glas funèbre, sauf pour la commémoration de la mort du Christ,
qui est marquée par le silence complet de toutes les cloches (du Gloria du jeudi Saint au Gloria du samedi Saint).
Après la Révolution, le gouvernement républicain déposséda maints clochers de leurs grosses cloches et carillons, afin de les fondre pour fabriquer des canons. Puis la Grande Guerre éclate en 1914 ! Cloches et carillons sont à nouveau réquisitionnés à des fins militaires.
L’entre-deux-guerres voit renaître le patrimoine mais, à peine amorcé, ce renouvellement subit de plein fouet les dégâts de la seconde guerre mondiale. L’histoire balbutie ! Rares sont les cloches qui ont traversé toutes ces époques troublées.
Mais la cloche garde aussi un rôle civil : convoquer les assemblées populaires en cas d'invasion, d'incendie (tocsin)... ou tout simplement indiquer l'heure.