

Polytech Provence : Naissance d'une cloche
Partenaire de POLYTECH pour la Provence, la société CORNILLE HAVARD est l’héritière d’une longue tradition de Fondeurs de Cloches installés à Villedieu Les Poêles
depuis le moyen Age.
Dans un atelier construit en 1865 et qui a conservé tout son cachet, son sol de terre battue, ses outillages en cuivre, son pont roulant en bois en parfait état de marche,
les compagnons fondeurs donnent naissance à des cloches destinées à divers clochers de France, mais aussi du bout du monde.
Une cloche est à la fois une pièce de fonderie d'art et un instrument de musique.
Le mouleur réalise d'abord le noyau (forme intérieure de la cloche). Il monte la maçonnerie avec des briques qu'il recouvre de terre.
L'argile est malaxé dans un pétrin. Des poils de chèvre et du crottin de cheval sont ajoutés à la terre.
A toutes les étapes de la fabrication du moule (noyau, fausse cloche, chape), un gabarit pivote sur l'axe central de la cloche pour indiquer le profil à obtenir.
Un feu de bois est entretenu à l'intérieur de la maçonnerie en brique pour faire sécher "la terre".
La deuxième partie du moule, appelée "fausse cloche", correspond exactement aux dimensions de la future cloche. Elle est aussi composée de plusieurs couches de "terre".
Sur la "fausse cloche" recouverte d'une couche de cire régulière et lisse, le mouleur place son décor qui a été moulé en cire.
Ce décor va être recouvert par la troisième partie du moule, la chape.
Il recouvre d'abord le décor d'une "terre" liquide déposée au pinceau pour épouser parfaitement les reliefs et laisser son empreinte dans la chape.
Quand la chape est finie, on fait fondre la cire. La chape est ensuite cerclée et retirée.
Apparaît alors la fausse cloche. Une fois celle-ci détruite, la chape sera placée sur le noyau et le moule enterré pour recevoir la coulée.
Pour fondre les cloches de moins de 600 kgs, les compagnons campanaires utilisent un four à creuset, dans lequel le bronze est fondu à 1 200° .
Pour les cloches de plus de 600 kgs, ils utilisent un four à réverbère du XIXème siècle chauffé au bois et au charbon.
Après la coulée, on laisse le métal refroidir pendant plusieurs jours.
Entre temps, la terre qui avait été soigneusement damée autour des moules pour augmenter leur résistance, est dégagée manuellement. La chape est ensuite cassée.
La cloche enrobée d’argile brûlée sera ensuite sablée, brossée, ciselée puis enfin polie.
L’accordage est ensuite affiné pour faire évoluer telle ou telle harmonique et ainsi obtenir une cloche parfaitement consonante et bien accordée par rapport aux autres cloches auprès desquelles elle devra sonner.
Il consiste à ajuster la sonorité de la cloche brute par meulage à l'intérieur du vase.
Le contrôle est fait par mesure des vibrations à l'aide d'un analyseur de spectre électronique.La précision est de l'ordre de 3/1000ème de demi-ton.
Nuisances sonores
La 9ème édition du dictionnaire de l'académie française définit le bruit comme un son ou ensemble de son qui se produisent en dehors de toute harmonie régulière.
Les dispositions des articles R.1336-6 à R.1336-10 du code de la santé publique relatif aux bruits de voisinage, ne s'appliquent pas aux sonneries de cloches ou de
carillons des bâtiments publics ou des édifices culturels de la commune.
Il appartient au maire de déterminer l'horaire de sonnerie des horloges apposées sur les bâtiments publics ou sur les édifices culturels de la commune, après avis du
déservant local du culte lorsqu'il s'agit d'un édifice religieux.